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Le blog de Quetigny Environnement

Les associations de défense du paysage, jeudi 14 février 2013 à 15 heures au ministère de l'Ecologie

21 Février 2013 , Rédigé par Quetigny Environnement

Communiqué de Paysages de France

Association agréée dans le cadre national au titre du Code de l'environnement,

indépendante des pouvoirs économique et politique

http://paysagesdefrance.org >


Contact presse : 06 82 76 55 84

 

Le ministère de l’Écologie convie les associations de défense du paysage (liste ci-dessous) jeudi 14 février 2013 à 15 heures (Hôtel de Roquelaure, boulevard Saint-Germain)

Rappelons que Paysages de France attend toujours une réponse de la ministre à ses demandes que soit repris le dossier du "grenelle de l’affichage" et, notamment, que les dégâts commis par les afficheurs grâce à la complicité du gouvernement précédent soient réparés.

Affichage publicitaire : une volonté extraordinairement limitée ?

Pour l’instant, hormis un engagement de principe dans la Feuille de route pour la transition écologique de septembre 2012 concernant la volonté du Gouvernement de « compléter et renforcer la réglementation sur l’affichage publicitaire pour une meilleure préservation du paysage et du cadre de vie » « dans le cadre de la préparation de la loi cadre "biodiversité" », la volonté en question semble extraordinairement limitée puisque aucune des mesures qui, sans qu’il soit nécessaire de passer par la loi, auraient permis de réparer les principaux dégâts, dont certains aux conséquences dévastatrices, n’a été prise.

Des aberrations qui auraient déjà dû être corrigées

Résultat : les afficheurs peuvent désormais déployer leur nouvel arsenal de publicités sans limites de surface, leurs écrans numériques vidéo scellés au sol de grand format, ultra agressifs, et, dès lors qu’un village fait partie, selon les critères de l’INSEE, d’une unité urbaine de plus de 100 000 habitants, ceux des panneaux publicitaires qui sont l’une des causes majeures de l’effet dévastateur que peut avoir l’affichage publicitaire sur le paysage.

C’est ainsi par exemple que, au sein même d’un parc naturel régional (PNR), le cabinet d’études qui conseille la commune de Saint-Fargeau (PNR du Gâtinais français) n’a pas hésité à rappeler que cette dernière faisait partie de l’unité urbaine de Paris (sic), et que l’on pouvait donc y autoriser les panneaux scellés au sol de grand format, éclairés et motorisés !

Or une telle aberration, possible donc jusque dans un parc dit naturel, peut être corrigée sans délai puisque la mesure qui la permet relève, comme quantité d’autres, du seul domaine réglementaire (décret) et non du domaine législatif.

Pourtant, Paysages de France avait alerté le Président de la République dès son élection et le nouveau gouvernement dès sa formation. De même, le 25 septembre 2012, l’association avait remis un dossier à la ministre de l’Écologie indiquant notamment quelles étaient les quelques mesures essentielles à prendre dans l’urgence. Enfin, le Premier ministre avait été saisi à son tour, le 17 octobre 2012.

Arrêter le tir de barrage contre le paysage !

L’affichage, si catastrophique soit la situation, ne doit pas occulter les multiples problèmes auxquels est confronté quotidiennement le paysage. Quelques exemples suffisent à rappeler où l’on en est aujourd’hui, que ce soit :

·       le projet, inacceptable, de Notre-Dame-des-Landes ;

·       le problème du mitage et de l’artificialisation à grande échelle du paysage du fait de l’installation d’équipements industriels lourds (pylônes éoliens de 100 à 150 mètres de haut) dans des espaces jusqu’ici épargnés, cela y compris dans les parcs naturels régionaux ;

·       les conséquences de la réforme de la loi sur les parcs nationaux, qui a conduit à un affaiblissement de la protection de ces espaces d’exception en donnant aux élus des anciennes "zones périphériques", transformées en "zones d’adhésion", un moyen d’exercer un véritable chantage ;

·       le refus récent de la ministre de l’Écologie, au moment où le thème de la biodiversité est constamment mis en avant, de procéder à de nouveaux lâchers d’ourses dans les Pyrénées, cela alors même que l’État français est mis en demeure par la Commission européenne ;

·       la réactivation de certains projets autoroutiers destructeurs tel celui de l’autoroute A 51 entre le plateau du Trièves et Sisteron...

 

Ligue urbaine et rurale, Patrimoine-Environnement, Paysages de France, Société pour la protection du paysage et de l’esthétique de la France (SPPEF)

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